En hiver, c’est la taille : guyot simple. Nous laissons une flèche assez longue de manière à réaliser une demi-arcure (modèle de liage) pour favoriser une maturité homogène du raisin mais aussi pour permettre aux grappes d’être suffisamment aérées et réduire ainsi les contaminations.

Au printemps, nous retravaillons le sol. Nos vignes sont partiellement enherbées. Chaque année et selon les analyses de sol réalisées en automne, nous leur apportons des fumures ainsi que des amendements organiques et minéraux. Ce travail est réalisé en fonction des parcelles et inscrit dans un registre. Depuis  plusieurs années, nous n’utilisons plus d’anti-germinatifs et nous réduisons l’utilisation de désherbants chimiques au profit d’un désherbage mécanique. Nous maintenons et taillons les haies existantes autour de nos parcelles afin que la faune et la flore coexistent. Concernant les traitements de la vigne, nous avons fait le choix d’un pulvérisateur pneumatique face par face, pour réduire les dérives mais aussi pour adapter les débits en fonction du palissage et des traitements. Ces derniers s’inscrivent dans la lutte raisonnée à la parcelle avec un outil d’aide informatique et l’implication dans un groupe de travail e-phy. Beaucoup de produits utilisés sont respectueux de l’environnement et sont homologués en agriculture biologique.

En été, nous poursuivons les traitements. Nous utilisons la confusion sexuelle pour limiter les population d’eudémis afin de ne plus employer des insecticides. Nous suivons de prêts les alertes météorologiques et les avertissements agricoles. En fin de saison, nous commençons à réaliser des contrôles de maturité une à deux fois par semaine selon les cépages de manière à déterminer le jour de la récolte. Nous vendangeons généralement la nuit, lorsque les températures sont suffisamment basses, à l’aide d’une machine à vendanger avec égrappoir intégré.

En automne, c’est la fin des vendanges début des vinifications. A cette période, c’est le repos pour les vignes et l’on sème les couverts végétaux afin d’éviter les érosions en hiver et consommer  les derniers reliquat d’azote. Le but des couverts est d’améliorer les structures des sols pour qu’ils soit vivants.